
Ce modèle appartient à la catégorie des compactes du segment B, proposée en berline et en hatchback cinq portes. Les essais de la Kia Rio mettent souvent en avant son excellent rapport qualité-prix et sa polyvalence au quotidien. La troisième génération a marqué une étape majeure dans l’évolution de la gamme, conçue pour plaire à un public international.
La première mondiale a eu lieu en mars 2011 au Salon de Genève. Les ventes européennes ont débuté à l’été 2011. La voiture repose sur la plateforme Hyundai-Kia PB, la même que celle utilisée pour la Hyundai Accent. Chez Kia, la Rio est positionnée comme une compacte urbaine économique, en concurrence avec la Volkswagen Polo, Ford Fiesta, Honda Fit et Hyundai Accent. Ses atouts principaux : la calandre « tiger-nose » signée Peter Schreyer, les moteurs Gamma à injection multipoint, des boîtes quatre et six vitesses, et une suspension adaptée à des routes variées.
Ce qui change par rapport à la génération précédente
Par rapport à la Rio de deuxième génération (JB, 2005–2011), la troisième adopte la nouvelle plateforme PB avec un empattement allongé (2570 mm contre 2500 mm), ce qui améliore sensiblement l’espace à bord, surtout aux places arrière. La rigidité de la caisse progresse de 20 à 30 %, et l’emploi d’aciers à haute limite élastique permet de limiter la prise de poids.
Le style extérieur est entièrement revu : des formes rondes vers des lignes plus tendues et dynamiques, avec la calandre signature et des optiques plus fines. L’habitacle gagne clairement en qualité perçue : matériaux moussés aux endroits stratégiques, ergonomie soignée et disparition du plastique dur sur les surfaces visibles.
Côté technique, les anciens moteurs Alpha laissent place aux Gamma modernes — 1.4 L (environ 107 ch) et 1.6 L (environ 120–138 ch selon marché et calibration) avec injection multipoint. Les boîtes incluent une manuelle 5 vitesses, une automatique 4 vitesses, puis des versions manuelle et automatique 6 vitesses (selon les marchés). Le confort progresse grâce à une meilleure insonorisation et un réglage de suspension optimisé (McPherson à l’avant, essieu de torsion à l’arrière). La sécurité est renforcée : jusqu’à six airbags sur les finitions hautes, ABS, contrôle de stabilité, avec 5 étoiles Euro NCAP sur les versions européennes.
État actuel de la génération
La production de la Kia Rio troisième génération s’est arrêtée en 2017. La gamme finale proposait berlines et hatchbacks avec moteurs 1.4 Gamma (environ 107 ch) et 1.6 Gamma (environ 120–138 ch), accouplés à des boîtes manuelles 5 ou 6 vitesses ou automatiques 4 ou 6 vitesses (les 6 vitesses plus fréquentes après le restylage de 2015 selon les marchés). Traction avant sur toutes les versions.
Principales étapes : lancement 2011, restylage 2015 (phares et feux redessinés, boucliers modifiés, habitacle rafraîchi, apparition des boîtes 6 vitesses sur de nombreux marchés). Sur le marché de l’occasion, les exemplaires post-restylage 2015–2017 — surtout avec le 1.6 et la boîte automatique six vitesses — sont considérés comme les plus équilibrés grâce à un meilleur agrément, une consommation raisonnable et une fiabilité accrue. Dans plusieurs marchés le hatchback est plus recherché, tandis que la berline domine ailleurs.
Marché de l’occasion au Canada
Sur le marché canadien de l’occasion, la Kia Rio troisième génération est présente en quantités modérées. On trouve plusieurs centaines à quelques milliers d’annonces actives selon la région et la saison. Les modèles neufs de cette génération ne sont plus commercialisés, mais des exemplaires 2015–2017 importés ou vendus localement à l’époque circulent encore.
État typique sur le marché : kilométrages entre 90 000 et 180 000 km, avec signes d’usure normaux (éclats de peinture, intérieur fatigué, bruits légers de suspension). Fourchette de prix approximative (selon année, état, kilométrage, version et moteur) : modèles 2011–2014 — 6 000–10 000 CAD; modèles 2015–2017 (restylage) — 8 000–13 500 CAD (Prix de marché approximatif pour le Canada en 2025–2026). Les versions les plus demandées sont les berlines équipées du moteur 1.6 Gamma et d’une boîte automatique, en finitions intermédiaires à hautes (LX, EX), de préférence en argent, noir ou blanc.

Versions et équipements courants au Canada
Niveaux de finition les plus rencontrés sur le marché canadien : base (LX / Base), intermédiaire (EX / Comfort) et haut de gamme (SX / Premium selon les marchés).
Les versions de base incluent généralement sellerie tissu, climatisation manuelle, système audio 4 haut-parleurs, volant multifonction, ABS et deux airbags frontaux. Les finitions intermédiaires ajoutent jantes alliage, vitres et rétroviseurs électriques, entrée sans clé, Bluetooth, caméra de recul (années récentes), sièges chauffants (très courant au Canada), régulateur de vitesse. Les versions supérieures proposent démarrage par bouton, sellerie cuir ou similicuir, écran multimédia plus grand, feux LED (après restylage), aide au stationnement, alerte d’angle mort (sur certains packs) et jantes 16 ou 17 pouces.
Les exemplaires pour le marché nord-américain sont souvent équipés du moteur 1.6 Gamma (environ 130–138 ch selon calibration), fréquemment avec boîte automatique six vitesses (surtout après 2015), traction avant. Garde au sol autour de 140–150 mm. Les options populaires incluent le chauffage des sièges et du volant, climatisation renforcée et packs sécurité/confort. Les finitions intermédiaires dominent le marché de l’occasion.
Conclusion et pertinence actuelle
La Kia Rio troisième génération reste un choix pertinent sur le marché de l’occasion pour ceux qui recherchent une compacte urbaine économique aux frais d’entretien raisonnables. Les moteurs Gamma ont démontré une belle longévité et les pièces sont faciles à trouver grâce à la communauté Hyundai-Kia.
Les versions post-2015 avec moteur 1.6 et boîte six vitesses offrent le meilleur compromis entre performances, consommation et agrément. Les versions manuelles sont fiables mais se revendent plus lentement.
Lors de l’achat d’un exemplaire d’occasion, portez une attention particulière à : l’historique d’entretien complet (vidange tous les 10 000 km idéalement), l’état de la peinture (vernis fin sensible aux éclats), le fonctionnement fluide de la boîte automatique, l’absence de rouille (passages de roues et bas de caisse, surtout dans les provinces où le sel est utilisé), et le bon état de tous les systèmes électroniques. Une inspection professionnelle dans un garage de confiance est fortement conseillée pour valider le kilométrage et détecter d’éventuels défauts cachés.