
Sur le marché français de l’occasion, cet habitacle constitue l’un des principaux critères de comparaison avec les berlines premium de la même époque. L’espace à la tête est plus limité à l’arrière, surtout dans le Coupé, mais le poste de conduite paraît davantage enveloppant et orienté vers le conducteur. Les matériaux et l’architecture générale ont peu évolué au fil de la carrière du modèle. En revanche, le restylage présenté en 2019 et commercialisé à partir de 2020 a profondément modifié l’utilisation du système multimédia.
Position de conduite et ergonomie
Le poste de conduite de l’A5 II offre de larges possibilités de réglage pour le siège et le volant. L’amplitude de la colonne de direction, en hauteur comme en profondeur, permet à la plupart des conducteurs de trouver une position naturelle. Le pédalier est bien aligné et les sièges maintiennent correctement le corps dans les virages, même si les modèles de base proposent des renforts latéraux moins marqués que les sièges Sport. Cette installation reste confortable sur les longs parcours autoroutiers comme sur les routes départementales.
Selon la finition et les options, l’instrumentation associe des compteurs analogiques à un écran central ou adopte l’Audi Virtual Cockpit entièrement numérique. Sur les modèles antérieurs au restylage, l’écran central se commande principalement à l’aide de la molette MMI placée sur la console, avec une surface tactile sur les systèmes les plus évolués. À partir de 2020, Audi remplace cette commande par un écran tactile MMI de 10,1 pouces à retour sonore, associé à une nouvelle génération du système d’infodivertissement. La première solution limite les manipulations à l’écran pendant la conduite, tandis que la seconde offre une présentation plus moderne et un accès direct aux différentes fonctions.

Matériaux et vieillissement de l’habitacle
La partie supérieure de la planche de bord et une grande partie des contre-portes utilisent des revêtements moussés au toucher valorisant. Suivant la finition, l’habitacle reçoit des inserts en aluminium, en bois ou à l’aspect métallique. Les versions S line sont souvent équipées de sièges Sport et d’une sellerie associant cuir et Alcantara, ou microfibre Dinamica selon le millésime. Sur les exemplaires fortement kilométrés, le bourrelet extérieur du siège conducteur est généralement l’une des premières zones à examiner, tout comme le volant et le pommeau du sélecteur.
Les parties basses de la console et du tunnel central emploient des plastiques plus rigides. Lors de l’essai d’un véhicule d’occasion, il convient de rechercher d’éventuels craquements sur chaussée dégradée et de vérifier la fixation des inserts décoratifs. L’état du ciel de toit, des montants et des garnitures de porte mérite également un contrôle, particulièrement si la voiture a souvent stationné au soleil ou présente des traces d’humidité. Ces observations doivent être mises en perspective avec l’historique d’entretien et l’usage réel du véhicule.

Places arrière et volume de chargement
Le Coupé est sensiblement moins accueillant à l’arrière que le Sportback : son empattement est plus court, son pavillon plus bas et l’accès impose de rabattre les sièges avant. Ses deux places arrière conviennent surtout à des passagers de taille moyenne. Le Sportback profite de portes supplémentaires, d’un empattement allongé et d’une banquette à trois places, même si la place centrale demeure étroite. Il est donc mieux adapté à l’installation régulière d’un siège enfant ou au transport d’adultes.
Le coffre du Coupé offre un volume officiel de 450 litres et une forme régulière, mais son ouverture classique limite le chargement des objets encombrants. Le Sportback dispose de 465 litres et surtout d’un grand hayon, nettement plus pratique pour les bagages, les courses ou le matériel de sport. Sa banquette rabattable permet de porter la capacité à 1 280 litres. Dans les deux carrosseries, il faut toutefois vérifier la configuration exacte de la banquette, qui peut varier selon l’équipement.

Finitions et équipements du marché français
La gamme française a évolué selon les années. Après le restylage, elle a notamment compris les niveaux A5, Design, S line et Avus, ainsi qu’une Business line réservée au Sportback et destinée aux professionnels. La série spéciale S Edition a rejoint l’offre en 2021. Les sièges Sport, le volant spécifique et les éléments décoratifs S line renforcent l’ambiance sportive, mais la présence d’un châssis piloté ou d’autres équipements ne doit pas être déduite du seul logo de finition. Sur une occasion importée, les appellations et les dotations peuvent différer de celles du catalogue français.
La climatisation automatique, les sièges chauffants et l’Audi Virtual Cockpit étaient proposés de série ou en option selon la version et le millésime. Il en va de même pour le système audio Bang & Olufsen, les projecteurs Matrix LED et les différents packs d’aides à la conduite comprenant notamment le régulateur adaptatif, l’assistance au maintien dans la voie ou le stationnement assisté. Avant l’achat, la liste d’options correspondant au numéro de châssis est donc plus fiable que la seule désignation commerciale de la voiture.

Ce que le restylage a réellement changé
La principale évolution intérieure du restylage concerne l’infodivertissement. L’écran tactile MMI de 10,1 pouces remplace l’ancien écran commandé par la molette du tunnel central, qui disparaît au profit d’un rangement. Le système MIB 3 apporte une interface plus contemporaine, tandis que l’Audi Virtual Cockpit plus propose plusieurs modes d’affichage sur les véhicules qui en sont équipés. Les couleurs, les selleries et certains inserts ont également évolué, mais le dessin de la planche de bord et l’organisation générale de l’habitacle restent très proches de ceux de la première phase.
Sur une voiture d’occasion, il faut tester toutes les zones de l’écran tactile, la connexion du téléphone, le Bluetooth, la navigation et les commandes au volant. Sur les modèles antérieurs à 2020, le fonctionnement de la molette MMI et de sa surface tactile doit être contrôlé avec la même attention. L’usure du siège conducteur et du volant fournit des indices sur l’utilisation de la voiture, mais elle ne suffit pas à confirmer son kilométrage : l’historique d’entretien et un diagnostic électronique restent indispensables.

Confort et entretien au quotidien
L’efficacité du chauffage, de la climatisation et des sièges chauffants éventuels doit être vérifiée lors de l’essai, car leur présence dépend de la configuration. L’insonorisation est convaincante sur autoroute, mais les bruits de roulement deviennent plus perceptibles sur les revêtements granuleux, surtout avec les jantes de grand diamètre et des pneumatiques à profil bas. Le Coupé isole aussi davantage ses passagers arrière du reste de l’habitacle, ce qui peut accentuer leur perception des bruits provenant des roues.
L’entretien courant de l’habitacle ne présente pas de difficulté particulière. Le cuir demande un nettoyage et une protection adaptés, tandis que l’Alcantara ou la microfibre doivent être traités avec des produits spécifiques. Les inserts noir brillant se rayent plus facilement et retiennent les traces de doigts. Sur un véhicule très kilométré, il faut aussi examiner les boutons, les poignées de porte, les joints et les fixations des garnitures plutôt que de se limiter à l’aspect général des sièges.
L’habitacle de l’Audi A5 II reste moderne et bien organisé pour un modèle lancé en 2016. Les exemplaires de 2018 et 2019 conservent une commande MMI physique appréciable en conduite, tandis que les versions restylées à partir de 2020 profitent d’un écran plus grand et d’une interface plus récente. Entre une finition S line à la présentation sportive et une Avus davantage orientée vers le confort, le meilleur choix dépend surtout de la liste réelle des options, de l’état de l’habitacle et de la qualité de l’historique d’entretien.