Avis sur la Voiture Dacia Duster 2020

Avis du Propriétaire Ваня

1 Propriétaire

26 janvier 2026

★ ★ ★ ★ ★ ★ ★
7/10

Avantages

garde au sol élevée, suspensions increvables, transmission intégrale vraiment utile, coffre spacieux, pièces détachées très abordables, consommation raisonnable

Inconvénients

insonorisation quasi inexistante, plastiques intérieurs durs, faible dynamisme, le chauffage met longtemps à réchauffer l’habitacle, ergonomie parfois maladroite, peinture fine. Si l’on cherche la petite bête, on en trouve d’autres agaçantes

Avis

J’ai pris le Duster en 2020 car j’avais besoin d’une voiture passe-partout — ville, maison de campagne, neige l’hiver, et sans me ruiner en réparations. Ma précédente berline (Lacetti) m’avait lassé — trop basse, elle raclait le ventre en hiver, et les pièces commençaient à coûter cher. J’ai regardé les options, fait mes calculs : pour ce prix, le Duster neuf avec quatre roues motrices et boîte manuelle semblait le choix le plus rationnel. Je ne voulais pas d’une auto à la mode et coûteuse à entretenir.

Quand je me suis installé au volant pour la première fois et que j’ai démarré — honnêtement, j’ai été un peu déçu. L’habitacle est basique comme un tracteur, tout grince, les plastiques sont rigides, le volant léger comme sur une voiture miniature. Mais au bout de deux jours, je m’y suis fait et j’ai commencé à apprécier : elle est haute sur pattes, avale les nids-de-poule sans broncher, mon ancienne voiture aurait détruit sa suspension sur ces routes. On a l’impression de passer d’un vélo à un tracteur : robuste et sans chichi.

En ville, ça va, même si ce n’est pas une fusée — aux feux, je laisse passer tout le monde, mais je me gare n’importe où, les trottoirs ne posent aucun problème. Sur autoroute, elle tient 130 sans forcer, mais au-delà de 140, le vent hurle et il faut bien tenir le volant. L’hiver, le quatre roues motrices est vraiment salvateur : à deux reprises, je suis allé à la maison de campagne alors que tout le monde patinait, et moi je suis passé tranquillement. Consommation de 8-9 l/100 km sur route, 10-11 en ville — tout à fait correct pour un crossover aussi haut.

L’été, nous sommes partis à quatre : ma femme, notre enfant, ma belle-mère et moi vers la mer. Le coffre rempli à ras bord, ma belle-mère à l’arrière qui, au début, se plaignait que c’était « serré et dur », mais au bout d’une heure elle s’est calmée et a même reconnu que « ça ne donne pas mal au cœur comme dans une berline ». Et l’an dernier, je me suis enlisé dans la boue sur un chemin après la pluie : mes amis en Priora patinaient à côté, j’ai mis le 4×4, j’ai accéléré et je suis sorti comme si de rien n’était ; ils m’ont chambré longtemps en disant que j’étais devenu tractoriste.

Ce qui gêne, c’est le bruit : au-delà de 100 km/h, il faut crier pour se parler, on monte le volume de la radio. Le chauffage met 10-15 minutes à réchauffer l’habitacle en hiver, on reste en veste le temps que ça dégèle. Et ces petits défauts : porte-gobelets mal placés, boutons disposés bizarrement, parfois on se dit « comment ont-ils pu concevoir ça comme ça ? ». En plus, la peinture s’écaille déjà sur le capot à cause des cailloux, les impacts rouillent doucement.

Bref, quatre ans ont passé — je roule toujours avec et je ne regrette pas vraiment. La voiture est simple comme bonjour, elle tombe rarement en panne, les réparations coûtent peu. Ce n’est pas une passion dévorante, mais pour nos routes et notre budget, c’est l’une des meilleures solutions. Si je devais recommencer, je prendrais sans doute le même, peut-être avec une boîte automatique en supplément. Et voilà, on continue tranquillement, et c’est très bien ainsi.