Audi A5 B10 : moteurs, consommation et dimensions en France

Audi A5 B10 depuis 2024 : moteurs, transmissions et dimensions en France

Reposant sur la plateforme PPC (Premium Platform Combustion), la troisième génération d’Audi A5 adopte une gamme rationalisée, désormais enrichie de versions hybrides rechargeables.

twitter facebook whatsapp linkedin

La gamme française ne se résume pas à deux moteurs de 204 ch dotés d’une hybridation légère. Pour l’année-modèle 2026, l’Audi A5 B10 est proposée avec des quatre-cylindres 2.0 TFSI de 150 ou 204 ch sans hybridation, un 2.0 TDI de 204 ch avec système MHEV plus 48 V, ainsi que deux versions e-hybrid rechargeables de 299 et 367 ch. La S5 reçoit pour sa part un V6 3.0 TFSI MHEV plus de 367 ch. Toutes ces variantes utilisent une boîte S tronic à double embrayage et sept rapports, avec traction avant ou transmission intégrale selon la motorisation. Le design, l’habitacle et les équipements sont abordés dans les autres articles de cette série.

Motorisations : la gamme réellement proposée en France

La plateforme PPC sert de base aux versions thermiques, micro-hybrides et hybrides rechargeables. Les TFSI de 150 et 204 ch reposent sur le quatre-cylindres EA888 de 1 984 cm³, mais ne disposent pas du système MHEV plus sur le marché français. Le TDI de 1 968 cm³ appartient à la famille EA288 evo et associe ses 204 ch et 400 Nm à une architecture 48 V. La S5 combine également le MHEV plus avec son V6 de 2 995 cm³, tandis que les A5 e-hybrid associent un 2.0 TFSI de 252 ch à un moteur électrique pour atteindre une puissance cumulée de 299 ou 367 ch.

La boîte S tronic 7 est généralisée sur les A5 et S5. Les TFSI et TDI peuvent être associés à la traction avant, tandis que certaines versions de 204 ch reçoivent la transmission quattro ultra. Les e-hybrid sont exclusivement proposées avec quattro ultra. La S5 utilise une transmission quattro sport avec différentiel arrière actif, distincte du dispositif quattro ultra des autres versions.

MotorisationCylindréePuissanceHybridationTransmissionConfiguration en France
2.0 TFSI1 984 cm³150 chAucuneS tronic 7Traction avant
2.0 TFSI1 984 cm³204 chAucuneS tronic 7Traction avant ou quattro ultra
2.0 TDI MHEV plus1 968 cm³204 chMicro-hybride 48 VS tronic 7Traction avant ou quattro ultra
2.0 TFSI e-hybrid1 984 cm³299 ou 367 ch cumulésHybride rechargeableS tronic 7quattro ultra
3.0 TFSI MHEV plus (S5)2 995 cm³367 chMicro-hybride 48 VS tronic 7quattro sport
2.9 TFSI e-hybrid (RS 5)2 894 cm³639 ch cumulésHybride rechargeableBoîte hybridée à 8 rapportsquattro avec Dynamic Torque Control

Le système MHEV plus peut fournir brièvement jusqu’à 18 kW d’assistance électrique et permet une récupération d’énergie plus importante, mais il ne concerne ni le TFSI 150 ch ni le TFSI 204 ch. Les A5 e-hybrid utilisent une batterie de 25,9 kWh bruts, dont 20,7 kWh utiles, et acceptent jusqu’à 11 kW en courant alternatif. Leur autonomie électrique mixte WLTP varie de 96 à 109 km selon la carrosserie, la puissance et l’équipement.

Dimensions et masses : une berline à hayon et un break Avant

L’Audi A5 B10 existe en deux carrosseries en France : la Berline à cinq portes, dont le hayon englobe la lunette arrière, et l’Avant. Les coupé et cabriolet de la génération précédente n’ont pas de successeurs directs dans cette gamme. Les deux carrosseries mesurent 4 829 mm de long et 1 860 mm de large hors rétroviseurs, avec un empattement de 2 892 mm. La Berline culmine à 1 444 mm, contre 1 460 mm pour l’Avant.

ParamètreA5 BerlineA5 Avant
Longueur4 829 mm4 829 mm
Largeur hors rétroviseurs1 860 mm1 860 mm
Hauteur1 444 mm1 460 mm
Empattement2 892 mm2 892 mm
Poids en ordre de marche, hors RS 51 770–2 170 kg1 785–2 185 kg
Poids total autorisé en charge, hors RS 52 295–2 645 kg2 315–2 665 kg

Le volume de coffre dépend davantage de la chaîne de traction que de la seule carrosserie. Sur la Berline, il atteint 445 l sur les TFSI à traction, 417 l sur les versions quattro, TDI et S5, puis 331 l sur les e-hybrid. L’Avant offre respectivement 476, 448 et 361 l. Banquette rabattue, les capacités maximales atteignent 1 299 l pour la Berline thermique à traction et 1 424 l pour l’Avant équivalent ; la batterie des hybrides rechargeables réduit ces valeurs à 1 175 et 1 306 l.

Évolution de la gamme jusqu’en 2026

Lancée en Europe à la fin de 2024, l’A5 B10 a d’abord été commercialisée avec les TFSI, le TDI MHEV plus et la S5. L’évolution technique majeure est arrivée en 2025 avec les e-hybrid quattro de 299 et 367 ch. Pour l’année-modèle 2026 en France, les finitions A5 sont Design, Business Executive et S line, avec des associations qui varient selon le moteur ; l’e-hybrid de 367 ch est notamment réservée à la finition S line. La S5 dispose de sa propre définition.

En 2026, la famille s’est également enrichie de la nouvelle RS 5 hybride rechargeable de 639 ch, proposée en Berline et en Avant. Elle associe un V6 2.9 TFSI biturbo, un moteur électrique intégré à une boîte à huit rapports et une transmission quattro avec Dynamic Torque Control. Ses caractéristiques, ses dimensions et ses coûts d’usage étant très différents de ceux des A5 courantes, cette version mérite une analyse séparée.

Consommations WLTP et points de contrôle à l’usage

Les données d’homologation françaises distinguent clairement les chaînes de traction. Sur la Berline, les TFSI à traction consomment de 6,5 à 7,3 l/100 km en cycle mixte WLTP ; le TFSI quattro 204 ch se situe entre 7,0 et 7,5 l/100 km. Le TDI affiche de 4,7 à 5,3 l/100 km en traction et de 5,2 à 5,6 l/100 km avec quattro ultra. Pour l’Avant, les plages correspondantes sont légèrement supérieures : 6,7–7,5 l/100 km pour les TFSI à traction, 7,2–7,7 l/100 km pour le TFSI quattro, 4,8–5,4 l/100 km pour le TDI à traction et 5,3–5,7 l/100 km pour le TDI quattro. La S5 est homologuée à 7,5–7,8 l/100 km en Berline et 7,6–8,0 l/100 km en Avant.

Pour les e-hybrid, la consommation pondérée WLTP de 2,0 à 2,6 l/100 km doit être lue avec la consommation électrique de 14,9 à 15,9 kWh/100 km et avec l’autonomie électrique annoncée. Elle ne représente pas la consommation d’une voiture utilisée durablement batterie déchargée. Dans tous les cas, les résultats en circulation varient avec la température, le relief, la vitesse, la charge transportée et, pour l’hybride rechargeable, la fréquence de recharge.

Le recul reste limité pour juger la fiabilité à très long terme de cette génération lancée en 2024. Sur un exemplaire d’occasion, il convient donc de vérifier l’historique d’entretien, les campagnes techniques réalisées et l’absence de défauts mémorisés. Le TDI demande une attention particulière au système de dépollution lorsque la voiture a surtout effectué de courts trajets. Sur les MHEV plus et les e-hybrid, un diagnostic du réseau 48 V ou haute tension, ainsi qu’un contrôle de l’état de santé de la batterie de traction, sont préférables à une estimation fondée uniquement sur le kilométrage.

Les périodicités d’entretien de la boîte S tronic et des autres organes dépendent de la configuration exacte et du plan associé au numéro de série ; elles doivent être confirmées dans le programme d’entretien Audi du véhicule. En France, les annonces se trouvent notamment sur Audi Occasion :plus, La Centrale et Leboncoin. Il faut comparer des versions identiques, car la traction, le quattro, le MHEV plus et l’e-hybrid modifient à la fois la masse, le coffre et les besoins d’entretien.

Quelle configuration choisir en France ?

Le TFSI 150 ch à traction constitue l’accès le plus simple à la gamme et convient à un usage mixte sans recherche de performances élevées. Le TFSI 204 ch apporte davantage de répondant et laisse le choix entre traction et quattro ultra. La transmission intégrale est surtout pertinente pour les conducteurs qui fréquentent régulièrement des routes de montagne ou des chaussées à faible adhérence ; elle ne remplace toutefois pas des pneumatiques adaptés à la saison.

Le TDI 204 ch se prête davantage aux kilométrages annuels élevés et aux longs parcours, alors qu’une utilisation presque exclusivement urbaine est moins favorable à son système de dépollution. L’e-hybrid de 299 ch peut être cohérente si une recharge régulière à domicile ou au travail est possible et si les trajets quotidiens entrent souvent dans son autonomie électrique. Sans recharge fréquente, le surpoids et la complexité de la chaîne hybride réduisent l’intérêt de cette solution.

Les S5 et RS 5 s’adressent en priorité à ceux qui recherchent des performances nettement supérieures et acceptent des coûts d’assurance, de pneumatiques, de freinage et de carburant plus élevés. Pour les autres versions, le choix doit surtout opposer trois logiques : simplicité du TFSI à traction, sobriété du TDI sur longue distance ou usage électrique régulier avec l’e-hybrid. Avant l’achat, il reste indispensable de vérifier la configuration exacte, l’historique et les conditions fiscales ou de circulation applicables au lieu d’immatriculation.