Audi A5 II (2016–2024) : moteurs, dimensions et quattro

Audi A5 II (Typ F5, MLB Evo) de 2016 à 2024 : moteurs, transmissions et dimensions

La deuxième génération de l’Audi A5 repose sur la plateforme MLB Evo, également utilisée par l’A4 B9 et plusieurs autres modèles du groupe

twitter facebook whatsapp linkedin

Cette architecture détermine l’implantation longitudinale des moteurs, l’équilibre général du châssis et la conception des trains roulants. Les caractéristiques techniques de l’Audi A5 II en découlent directement : essieux avant et arrière à cinq bras, transmission aux roues avant ou intégrale quattro selon les versions, et large recours aux boîtes automatiques. Le design, l’habitacle et les équipements sont traités dans les autres articles de cette série.

Motorisations : les principales versions proposées en France et en Europe

Entre 2016 et 2024, l’Audi A5 F5 a été commercialisée en France en Sportback, Coupé et Cabriolet, avec une gamme composée surtout de quatre-cylindres 2,0 litres essence TFSI et diesel TDI. Des V6 ont également équipé certaines A5 ainsi que les S5 et RS 5. Sur le marché français de l’occasion, l’offre varie fortement selon l’année, la carrosserie et l’origine du véhicule : il faut donc contrôler le code moteur et la fiche d’homologation plutôt que se fier au seul badge placé sur la malle.

Au lancement, les 2.0 TFSI développaient notamment 190 ou 252 ch, tandis que les 2.0 TDI existaient en 150 et 190 ch. La gamme comprenait aussi des V6 3.0 TDI sur certaines versions. Après le restylage présenté en 2019 et arrivé en concession en 2020, Audi a généralisé les appellations 35, 40 et 45 : selon le millésime, les quatre-cylindres essence ont délivré de 150 à 265 ch et les diesels de 163 à 204 ch. Les quatre-cylindres équipés de la microhybridation utilisent un système MHEV de 12 V ; le réseau de 48 V concerne notamment la S5 TDI.

Type de moteur Cylindrée Puissance selon le millésime Transmission Roues motrices
Essence turbo 2.0 TFSI, versions 35/40 1 984 cm³ 150 à 204 ch S tronic à 7 rapports ; boîte manuelle sur quelques versions anciennes Traction ; quattro sur certaines 40 TFSI
Essence turbo 2.0 TFSI, versions 45 1 984 cm³ 245 à 265 ch après restylage ; 252 ch auparavant S tronic à 7 rapports quattro ultra
Diesel turbo 2.0 TDI, versions 35/40 1 968 cm³ 150 à 204 ch S tronic à 7 rapports ; boîte manuelle sur quelques versions anciennes Traction ou quattro selon la version
S5 : V6 3.0 TFSI, puis 3.0 TDI sur Coupé et Sportback restylés en Europe 2 995 / 2 967 cm³ 354 ch en TFSI ; 347 puis 341 ch en TDI tiptronic à 8 rapports quattro
RS 5 : V6 2.9 TFSI biturbo 2 894 cm³ 450 ch tiptronic à 8 rapports quattro
Versions MHEV après le restylage 1 968 / 1 984 / 2 967 cm³ 150 à 265 ch pour les quatre-cylindres ; 341 à 347 ch pour la S5 TDI S tronic à 7 rapports ou tiptronic à 8 rapports Traction ou quattro

Le tableau synthétise les configurations les plus pertinentes pour le marché français, sans remplacer la vérification par année et par numéro de châssis. La S tronic à double embrayage équipe la majorité des quatre-cylindres automatiques. La tiptronic à convertisseur est associée aux versions V6 les plus puissantes. Le système quattro ultra, capable de désaccoupler l’essieu arrière lorsque les conditions le permettent, se distingue de la transmission intégrale permanente des S5 et RS 5.

Dimensions et masses selon la carrosserie

Les dimensions de l’Audi A5 II dépendent d’abord de la carrosserie et du restylage. Le Sportback possède un empattement plus long que le Coupé et le Cabriolet, ce qui profite à l’espace arrière. Sa cinquième porte et son coffre de 465 litres en font également la variante la plus polyvalente. La masse à vide varie sensiblement avec le moteur, la transmission, les roues motrices et les options.

Paramètre Valeur nominale ou plage Commentaire
Longueur 4 673 à 4 697 mm (Coupé/Cabriolet) ; 4 733 à 4 757 mm (Sportback) La valeur supérieure correspond aux modèles restylés
Largeur 1 843 à 1 846 mm Hors rétroviseurs
Hauteur Environ 1 371 mm (Coupé), 1 386 mm (Sportback) et 1 383 mm (Cabriolet) La suspension et les équipements peuvent faire varier la mesure
Empattement 2 764 à 2 765 mm (Coupé/Cabriolet) ; 2 824 mm (Sportback) L’empattement supérieur favorise l’habitabilité du Sportback
Masse à vide Environ 1 470 à plus de 1 900 kg Le Cabriolet et les versions V6 quattro figurent parmi les plus lourdes
Poids total autorisé en charge Environ 2 000 à 2 400 kg À confirmer sur le certificat d’immatriculation de chaque version

Ces valeurs couvrent les principales A5 F5 européennes avant et après restylage. Des écarts de quelques millimètres ou de plusieurs dizaines de kilogrammes sont possibles selon les boucliers, la suspension, les jantes, le toit panoramique et les autres équipements. Pour une voiture précise, la documentation liée au VIN et les rubriques du certificat d’immatriculation restent les références.

Évolution de la gamme entre 2016 et 2024

La carrière de l’Audi A5 II s’articule autour de deux phases. Les modèles lancés en 2016 utilisent les désignations de puissance traditionnelles et des moteurs sans microhybridation. Le restylage de 2019, commercialisé à partir de 2020, apporte des réglages revus, des systèmes de dépollution adaptés aux normes successives et une assistance MHEV sur plusieurs motorisations. La puissance n’est pas restée figée : la 40 TFSI est passée de 190 à 204 ch sur les derniers millésimes, la 45 TFSI de 245 à 265 ch et la 40 TDI de 190 à 204 ch.

La gamme de transmissions a peu changé dans son principe : la S tronic à 7 rapports domine avec les quatre-cylindres, alors que les versions V6 les plus puissantes utilisent une tiptronic à 8 rapports. En Europe, la S5 Coupé et la S5 Sportback restylées ont abandonné le V6 TFSI au profit d’un V6 3.0 TDI microhybridé de 347 ch, ensuite ramené à 341 ch ; la S5 Cabriolet a conservé le V6 essence de 354 ch. En fin de carrière, l’offre a été simplifiée et toutes les combinaisons n’étaient plus disponibles neuves en France. Depuis le remplacement de cette génération en 2024, l’A5 F5 relève essentiellement du marché de l’occasion.

Usage et configurations disponibles sur le marché français

En France, les annonces de La Centrale et de Leboncoin regroupent des voitures provenant du réseau national ou d’autres pays européens. Les diesels conviennent davantage aux parcours réguliers sur route et autoroute ; pour une utilisation principalement urbaine ou un faible kilométrage annuel, il faut aussi tenir compte des contraintes liées au filtre à particules, au système EGR et, selon la version, au dispositif SCR avec AdBlue. Les consommations d’homologation et celles observées en conditions réelles ne doivent pas être confondues. Sur les dernières versions européennes homologuées en WLTP, Audi annonçait environ 4,7 à 6,0 l/100 km pour les 35 TDI et 40 TDI, selon la transmission et les équipements. Les 35, 40 et 45 TFSI se situaient approximativement entre 6,1 et 7,8 l/100 km. En usage réel, le trajet, la température, les pneumatiques, la circulation et le style de conduite peuvent modifier sensiblement ces valeurs.

La S tronic DL382 utilise des embrayages humides, mais son entretien ne doit pas être résumé à un intervalle universel : le plan applicable dépend du moteur, du millésime et du marché. Avant l’achat, il convient de vérifier les factures, les opérations prescrites pour le VIN et le comportement de la boîte à froid comme à chaud. Sur les moteurs EA888 et EA288, le contrôle doit notamment porter sur les fuites, le circuit de refroidissement, la suralimentation et, pour les diesels, les organes de dépollution. La distribution diffère selon la famille de moteurs ; chaîne et courroie ne doivent donc pas être confondues.

Les pièces d’entretien courant sont largement distribuées en France et plusieurs composants sont partagés avec l’Audi A4 B9. Cela ne signifie pas que toutes les réparations sont simples ou peu coûteuses : les versions quattro, les V6, la capote du Cabriolet, les suspensions pilotées et les nombreux équipements électroniques exigent un diagnostic adapté. Le système quattro doit lui aussi être entretenu conformément au plan du véhicule, avec contrôle des lubrifiants et recherche d’éventuelles fuites.

Pour comparer les exemplaires disponibles, le kilométrage ne suffit pas. L’origine, la cohérence des factures, les campagnes de rappel effectuées, l’état de la boîte, des trains roulants et des systèmes antipollution comptent davantage qu’une configuration théoriquement idéale. Les S5 et RS 5 restent plus rares et impliquent généralement des dépenses supérieures en carburant, pneumatiques, freins, assurance et entretien.

Quel équilibre technique pour un achat d’occasion en France ?

Pour un usage polyvalent, les quatre-cylindres 2,0 litres associés à la S tronic constituent le cœur de la gamme. La traction suffit dans la plupart des situations et limite le poids ainsi que la complexité. Le quattro apporte davantage de motricité sur chaussée humide, en montagne ou avec des pneus hiver, mais il ne remplace pas des pneumatiques adaptés. Le choix entre TDI et TFSI doit surtout dépendre du type de trajet, du kilométrage annuel et des restrictions locales de circulation applicables au lieu d’utilisation.

Les V6 des S5 et RS 5 offrent des performances nettement supérieures, avec un coût d’usage et d’entretien en conséquence. Quelle que soit la version, un contrôle préachat, une lecture complète du diagnostic électronique et la vérification de l’historique sont plus déterminants que la seule réputation du moteur. Une A5 F5 correctement choisie doit correspondre au profil d’utilisation de son futur propriétaire autant qu’à son budget d’entretien.