
La génération GD, produite de 2011 à 2017, s’est forgé une solide réputation de compacte fiable assemblée en Europe, mais elle présente quelques particularités d’utilisation, surtout dans les conditions canadiennes. Cet article passe en revue les problèmes les plus fréquemment rapportés par les propriétaires de i30 d’occasion, sans exagération et en tenant compte du contexte local. Pour un tour d’horizon complet de la génération, des specs techniques et de l’habitacle, consultez les autres articles de la série.
Principaux défauts et particularités de la génération
Comme tout véhicule de grande série, la Hyundai i30 II (GD) a ses petits travers qui se révèlent avec le temps. La consommation réelle dépasse souvent les chiffres officiels : les versions essence 1.6 MPI/GDi en usage urbain tournent généralement entre 9 et 11 L/100 km, tandis que les diesel 1.6 CRDi se situent entre 6 et 8 L/100 km selon le style de conduite et l’état du filtre à particules (données tirées de forums et plateformes canadiennes).
L’insonorisation des passages de roues et du compartiment moteur est moyenne pour la catégorie : au-delà de 100 km/h, le bruit de roulement et le vent se font nettement entendre, surtout sur les autoroutes canadiennes avec bitume irrégulier ou sections en béton. Les matériaux intérieurs sont corrects pour le segment — les plastiques durs finissent par grincer, et le tissu des sièges s’use rapidement aux points de contact.
Le système multimédia des versions pré-restylage (jusqu’en 2015) paraît aujourd’hui dépassé : lent, pas de compatibilité Android Auto/Apple CarPlay, et Bluetooth parfois capricieux. La navigation d’origine (si présente) demande presque toujours une mise à jour payante des cartes.
L’entretien reste globalement accessible, mais certaines pièces d’origine comme la crémaillère de direction ou le module ABS coûtent cher. Les pièces de rechange sont largement disponibles, mais les originales sont plus onéreuses que les équivalences et la qualité des pièces génériques varie beaucoup.
Versions et millésimes — sur quoi être particulièrement vigilant
La génération étant terminée, les écarts entre les premiers et derniers exemplaires sont bien marqués. Les modèles 2011–2014 (pré-restylage) sont plus sujets aux soucis typiques des débuts : risque accru de rayures dans les cylindres sur les moteurs Gamma 1.6 essence (G4FC/G4FD), insonorisation plus légère, et à-coups ou hésitations possibles sur la boîte automatique 6 rapports au freinage (souvent corrigés par une mise à jour logicielle).
Le restylage 2015–2017 a apporté des améliorations concrètes : meilleure insonorisation, moteurs essence revus (le 1.4 G4LC arrivé sur certains marchés sans gros soucis de rayures), option DCT 7 rapports sur les diesel à la place de l’automatique classique, optiques modernisées et électronique affinée. Les versions post-restylage sont généralement considérées plus abouties et moins sujettes aux petits tracas. Les exemplaires plus anciens exigent un contrôle moteur approfondi à l’endoscope et un diagnostic complet de la boîte.
Marché de l’occasion au Canada
Au Canada, la Hyundai i30 II (GD) —souvent commercialisée sous le nom Elantra GT— se trouve principalement sous forme d’importations européennes (République tchèque, Allemagne, Pologne, etc.). Une bonne partie sont des diesel 1.6 CRDi appréciés pour leur sobriété, mais beaucoup affichent des kilométrages élevés de 200 000–300 000+ km et des traces d’utilisation intensive en flotte ou taxi en Europe.
L’état de la carrosserie est un point critique : malgré la galvanisation, la corrosion apparaît aux endroits classiques (bas de portes, passages de roues, longerons, sous-châssis) sur les véhicules ayant roulé dans des zones avec sel de voirie. Au Canada, le sel hivernal accélère fortement le phénomène : inspection des longerons, passages de roues et traitements antirouille est indispensable.
Le kilométrage réel est fréquemment sous-déclaré — vérifiez via le rapport Carfax, les historiques européens (si disponibles), et l’état physique de l’habitacle et de la suspension. Les véhicules avec carnet d’entretien clair et suivi en concession ou garage de confiance se revendent mieux et inspirent plus confiance. En 2026, les exemplaires 2014–2017 en bon état se négocient généralement entre 8 500 $ CA et 15 000 $ CA selon l’état, le kilométrage et l’équipement (fourchette réaliste du marché canadien — varie selon la province et la demande).

Ce qui peut être corrigé et budget pour remettre en bon état
La plupart des défauts typiques de l’i30 II sont réparables. Améliorer l’insonorisation avec des matériaux supplémentaires (portes, plancher, passages de roues) change vraiment la donne — comptez entre 600 $ CA et 1 500 $ CA selon l’ampleur des travaux dans un atelier canadien.
La partie multimédia se modernise facilement avec une unité aftermarket compatible Android Auto/Apple CarPlay. Les sièges et plastiques usés peuvent être retapissés ou rafraîchis. La suspension est remise à neuf tous les 80 000–120 000 km sur les routes canadiennes — remplacement des silentblocs, amortisseurs et biellettes coûte habituellement 1 200–2 500 $ CA.
Contre la corrosion : réparer les éclats rapidement, appliquer un antirouille et traiter les cavités. L’entretien régulier (huile moteur et boîte, filtres, chaîne de distribution sur les essence tous les 120 000–150 000 km) évite les grosses factures. Lors de l’achat, prévoyez 15–25 % du prix d’achat pour les remises en état immédiates et les améliorations selon les résultats de l’inspection.
Conclusions et conseils d’achat
En 2026, la Hyundai i30 II (GD) / Elantra GT reste un choix raisonnable pour qui cherche une compacte abordable, liquide à la revente et globalement peu problématique — à condition de bien sélectionner l’exemplaire.
Les versions restylées 2015–2017 avec historique limpide et moteur diesel 1.6 CRDi offrent souvent le meilleur compromis fiabilité/consommation sur le marché canadien. Les plus anciennes (2011–2013) demandent une vigilance accrue sur le moteur et la boîte. Les versions essence 1.6 MPI sont plus simples à entretenir face à la qualité variable du carburant. Lors de l’inspection et de l’essai, vérifiez impérativement : démarrage à froid et à chaud, absence de bruits parasites dans la suspension et la direction, état de la carrosserie sur pont, et scan complet des codes. Avec un bon choix et un entretien rigoureux, un exemplaire sain peut facilement parcourir 150 000–200 000 km supplémentaires sans mauvaises surprises.