
Malgré de nombreux atouts comme un design moderne et une plateforme technologique avancée, les propriétaires soulignent certaines particularités et défauts à prendre en compte lors de l’achat. Cet article passe en revue les principaux aspects des défauts de la Mazda CX-60 I, les problèmes de la Mazda CX-60 2022–actuelle et les subtilités liées à l’acquisition d’un exemplaire d’occasion sur le marché canadien. Pour un tour d’horizon complet de la génération, des caractéristiques techniques et de l’habitacle, consultez les autres articles de la série.
Principaux défauts et caractéristiques de la génération
Les propriétaires de Mazda CX-60 I mentionnent dans les essais et forums plusieurs points qui influencent l’utilisation quotidienne. Ces retours s’appuient sur les expériences de conducteurs au Canada, en Amérique du Nord et sur des sources internationales issues de communautés automobiles.
La consommation réelle dépasse souvent les chiffres officiels. Sur la version PHEV (e-Skyactiv PHEV 2.5 L, 327 ch), sans recharge régulière, la consommation d’essence atteint 21–26 mpg en cycle mixte, particulièrement visible en circulation urbaine dense. Les versions diesel e-Skyactiv D 3.3 (200–254 ch) affichent 28–35 mpg, mais avec charge complète sur autoroute les valeurs peuvent baisser. Les moteurs essence e-Skyactiv G 3.3 (254–284 ch) consomment entre 19–24 mpg selon le style de conduite et les conditions.
Le système multimédia Mazda Connect avec écran 12,3 pouces est parfois critiqué pour sa réactivité lente, surtout sur les premières versions logicielles. La navigation intégrée existe, mais l’intégration d’Android Auto et Apple CarPlay (filaire sur les finitions de base, sans fil sur les mises à jour récentes) peut présenter des latences. Les propriétaires indiquent que les mises à jour chez le concessionnaire améliorent partiellement ces aspects.
L’insonorisation de l’habitacle ne répond pas toujours aux attentes du segment premium. Le bruit de roulement des pneus et le vent deviennent perceptibles au-delà de 60 mph, surtout sur asphalte rugueux. Certains retours mentionnent des vibrations de la suspension transmises à l’intérieur.
La qualité des matériaux intérieurs est globalement élevée, avec du cuir Nappa et des inserts naturels sur les finitions supérieures, bien que les éléments brillants de la console centrale se rayent et s’usent relativement vite en usage intensif. Sur les versions de base, le tissu peut sembler moins haut de gamme.
La complexité d’entretien découle de la nouvelle plateforme Skyactiv Multi-Solution Scalable Architecture. L’accès à certains organes (comme la batterie haute tension sur PHEV) nécessite des outils spécialisés, ce qui allonge les temps d’intervention. Le coût des pièces est supérieur à la moyenne de la catégorie : éléments de suspension ou composants hybrides souvent plus chers que chez les concurrents, mais le réseau officiel Mazda au Canada assure une bonne disponibilité.
Versions et millésimes — sur quoi porter une attention particulière
La génération étant encore récente, les premiers exemplaires 2022–2023 présentent des traits de calibration initiale. Les propriétaires signalent plus fréquemment une suspension ferme provoquant de l’inconfort sur les bosses et un effet de « rebond » sur les ondulations de la chaussée. Sur certaines PHEV, des à-coups de la transmission (8 rapports Skyactiv-Drive) à basse vitesse ont été observés, mais sans caractère massif.
À partir de 2024–2025, Mazda a apporté des améliorations : ressorts et amortisseurs plus souples, suppression de la barre stabilisatrice arrière sur certaines configurations, et affinage du logiciel de boîte pour des changements plus fluides. Ces évolutions ont nettement amélioré le confort, surtout sur les modèles 2025–2026. Les plaintes concernant le bruit et les vibrations ont diminué après renforcement de l’isolation autour des passages de roues.
Sur le marché canadien, la version PHEV (327 ch, transmission intégrale) reste très prisée, mais nécessite une vigilance accrue sur l’état de la batterie. Les variantes diesel e-Skyactiv D 3.3 (254 ch, AWD) démontrent une bonne fiabilité, tandis que les essence e-Skyactiv G 3.3 (284 ch) sont disponibles dans certaines régions.

Marché de l’occasion au Canada
Sur le marché canadien de l’occasion en 2026, ce sont surtout des exemplaires 2023–2025 qui dominent, souvent importés ou distribués via divers canaux. L’offre reste relativement limitée par rapport aux modèles plus établis. L’état de la carrosserie dépend des conditions routières : nids-de-poule, sel hivernal et variations climatiques peuvent causer des éclats de peinture et de la corrosion naissante sur les zones exposées (passages de roues, bas de caisse), particulièrement si le véhicule provient de régions utilisant du sel sur les routes.
L’historique d’entretien est crucial : les véhicules sans preuves claires chez le concessionnaire peuvent cacher des défauts électroniques ou de batterie (surtout PHEV). L’authenticité des pièces se vérifie via le NIV ; les composants contrefaits sont rares mais possibles sur les importations parallèles.
Le kilométrage réel est parfois sous-déclaré, d’où l’intérêt de vérifier via des services comme Carfax. Les importations peuvent nécessiter des ajustements mineurs (langue du multimédia, etc.). Les annonces les plus courantes concernent des PHEV en finitions Takumi ou Homura avec 20 000–50 000 km.
Fourchette de prix approximative sur le marché d’occasion : 45 000–70 000 CAD selon l’année, le kilométrage, la version et l’état (prix de marché approximatif pour le Canada).
Ce qui peut être corrigé et budget pour un bon état
La plupart des points évoqués sont améliorables. Pour réduire le bruit, l’installation de tapis acoustiques supplémentaires dans les passages de roues et les portes abaisse le bruit de roulement de 1–3 dB. La mise à jour du multimédia passe par une reprogrammation chez le concessionnaire ou l’ajout de modules pour la connexion sans fil des smartphones.
Le remplacement des éléments intérieurs usés (pièces brillantes) se fait avec des pièces d’origine ou des équivalents de qualité. Rafraîchir la suspension — changement d’amortisseurs ou ressorts actualisés — améliore le confort. La prévention de la corrosion implique l’application de traitements antirouille sous la caisse et dans les passages de roues. L’entretien régulier comprend le remplacement ponctuel de l’huile et des filtres, particulièrement important sur les systèmes hybrides.
Lors de l’achat, il est raisonnable de prévoir 10–20 % de la valeur du véhicule pour les ajustements initiaux et la première révision. Sur un occasion de plus de 30 000 km, le budget approximatif pour corriger les points courants oscille entre 1 000 et 3 000 CAD selon l’ampleur des travaux.

Conclusions et recommandations
En 2026, la Mazda CX-60 I reste une alternative séduisante aux VUS premium si vous privilégiez la dynamique et le style distinctif. Elle convient aux conducteurs prêts à accepter une suspension plus ferme et ayant accès au réseau Mazda officiel.
Privilégiez les millésimes 2024–2026 avec suspension et logiciel actualisés, en particulier la PHEV (327 ch, transmission intégrale) pour un usage urbain ou le diesel e-Skyactiv D 3.3 (254 ch) pour les longues distances. Les versions essence e-Skyactiv G 3.3 sont présentes sur le marché canadien — vérifiez les spécifications.
Pour un véhicule neuf, assurez-vous que les dernières mises à jour sont incluses. Pour un occasion : inspectez la suspension pour des bruits, testez la transmission pour des à-coups, vérifiez l’état de la batterie sur PHEV, évaluez le bruit sur autoroute et consultez l’historique complet. Un essai routier sur chaussée dégradée permet de détecter les vibrations.
Globalement, avec les bons ajustements, la CX-60 peut s’avérer un choix fiable, mais elle exige une inspection minutieuse sur le marché canadien.