
Les modèles 2016–2018 avec 60 000 à 130 000 km sont proposés environ pour 9 000–15 000 € (prix approximatif du marché en France), et beaucoup les considèrent comme une option pratique pour la ville et la périphérie. Pour découvrir la génération, les caractéristiques techniques et l’intérieur, consultez les autres articles de la série. L’essentiel est de comprendre comment ce modèle se comporte dans les conditions françaises — avec du sel sur les routes en hiver, une qualité de carburant variable et une utilisation intensive.
Carrosserie et peinture dans le climat français
La peinture du Soul II est relativement fine, surtout sur le capot, les ailes avant et le bas des portes. Sur routes et en ville, les impacts de gravillons apparaissent dès les premiers 20–40 000 km. Dans les régions où l’on utilise beaucoup de sel en hiver, cela évolue souvent en corrosion superficielle sur les seuils, les passages de roues et les bas de portes. Les passages de roues arrière et les zones sous les seuils méritent une attention particulière dès 70–100 000 km. Beaucoup de propriétaires optent pour un traitement anticorrosion supplémentaire et un film protecteur, ce qui aide à préserver la carrosserie mais représente un coût supplémentaire pour remettre le véhicule en parfait état.

Moteurs GDI et consommation réelle de carburant
Les moteurs essence 1.6 GDI et 2.0 MPI font preuve d’une bonne fiabilité globale, mais dans l’usage réel en France la consommation est souvent supérieure aux chiffres officiels. Pour la version 1.6 les propriétaires signalent 8–10 l/100 km en ville avec embouteillages et démarrages à froid, et 6,5–8 l/100 km sur autoroute. La version 2.0 affiche 9–11 l/100 km en cycle mixte. Les moteurs à injection directe sont sensibles à la qualité de l’essence : avec de nombreux trajets courts et un carburant de qualité moyenne, du carbone peut se déposer sur les soupapes d’admission, ce qui finit par affecter les performances. La boîte automatique passe les rapports en douceur, mais elle nécessite un changement d’huile régulier pour éviter les à-coups.
Suspension et châssis sur les routes françaises
La suspension confortable absorbe bien les nids-de-poule, mais sur les routes secondaires dégradées les pièces d’usure s’usent plus rapidement. Les barres stabilisatrices, les silentblocs des bras avant et les rotules de direction sont des éléments qui doivent souvent être remplacés après 40–70 000 km. Sur les voitures dépassant 100 000 km il est fréquent de changer les amortisseurs et les roulements de roue. Ces interventions ne sont pas les plus coûteuses, mais leur fréquence doit être prise en compte dans le budget d’entretien.
Habitacle, insonorisation et multimédia au quotidien
L’insonorisation de la deuxième génération est meilleure que sur la précédente, mais au-delà de 100 km/h un bruit de roulement et d’arches reste perceptible, surtout avec des pneus à sculpture agressive. Les matériaux sont pratiques, mais après 80–100 000 km le tissu des sièges peut s’user et le plastique dur émettre de légers craquements par grand froid ou forte chaleur. Le système multimédia des premières versions 2014–2016 pouvait parfois être lent, mais après le restylage 2017 il est nettement plus fluide. La visibilité arrière est limitée par la ligne de vitres haute, c’est pourquoi les caméras et capteurs de recul sont très utiles sur la plupart des finitions.

Ce qu’il faut vérifier à l’achat et ce qui peut être corrigé
Sur le marché français, il est essentiel de vérifier un historique d’entretien complet — de préférence chez un concessionnaire ou avec des factures détaillées. Le contrôle doit inclure l’état du catalyseur, de la suspension, de la corrosion de la carrosserie et le fonctionnement de la boîte de vitesses. Les voitures avec un ou deux propriétaires et un historique local sont généralement mieux conservées que celles importées avec un kilométrage incertain.
La plupart des points évoqués ne sont pas critiques et peuvent être corrigés. Le traitement anticorrosion, le renouvellement des pièces de suspension et l’entretien du moteur restent dans des budgets raisonnables selon l’état du véhicule. Ce qui est considéré comme normal pour une voiture de cet âge — légère consommation d’huile à fort kilométrage ou petits bruits de plastique — ne nécessite pas d’intervention immédiate mais donne une bonne idée de l’entretien précédent.
Au final, la Kia Soul II (PS) reste un choix pratique et malin sur le marché de l’occasion quand on l’achète en connaissance de cause. Privilégiez les modèles après le restylage 2017–2019 : ils ont éliminé la plupart des soucis de jeunesse et sont mieux adaptés à nos conditions. L’essentiel est de ne pas lésiner sur un contrôle professionnel avant l’achat et sur l’entretien régulier. Ainsi, le modèle vous offrira un service fiable sans mauvaises surprises financières.